Le Canada continue de se débattre avec son taux de pauvreté. Cet état, que certains ont désigné comme une honte nationale, influence au premier niveau la capacité actuelle et future du pays à enrayer la criminalité chez les jeunes. La vie sous le seuil de la pauvreté est liée au risque de contact initial et continu avec le système de justice criminelle. En conséquence, toute opportunité réelle de prévention du crime passe par l'amélioration de la situation de ceux qui vivent dans la pauvreté. Les perspectives et les approches canadiennes au problème de la pauvreté ont été critiquées pour la nature et l'étendue de leur contribution à l'entretien de cette problématique pendant des décennies. Faire une différence en ce qui a trait au taux de criminalité des jeunes canadiens implique que ces perspectives et approches soient modifiées dans le but de mieux soutenir ceux qui vivent dans la pauvreté.
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S'éloigner d'une « définition » de la vraie pauvreté
Les progrès concertés vers une solution au problème de la pauvreté ont été entravés par ce qui semble être une préoccupation à définir clairement le seuil de la pauvreté. Le besoin de stipuler le seuil monétaire en deçà duquel une famille est ou n'est pas pauvre a consommé des efforts qui auraient été mieux employés à résoudre les vrais problèmes. Fournir à ceux qui ne sont pas en mesure de le faire les ressources, le soutien et l'espoir d'être auto-suffisants et insuffler cette capacité à leurs enfants, voilà ce qui compte; peu importe que la limite soit de $21 000 ou de $30 000 dollars. Voyez comment la pauvreté peut être définie en fonction de critères plus empiriques.
http://www.ccsd.ca/pr/es_incf.htm.
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Les mythes et les perceptions erronées au sujet de la pauvreté au Canada
La tentation de définir le problème de façon simpliste est souvent le résultat de notre besoin de donner un sens à la pauvreté. Les mythes et les perceptions erronées sur lesquels s'appuient nos tentatives d'analyse de cette problématique ont grandement contribué au problème continuel de pauvreté de notre pays. La résolution des problèmes liés à la pauvreté au Canada passe par l'implication d'une multitude de personnes dans plusieurs endroits. Pour s'assurer d'une large coopération de la population canadienne, il est nécessaire de comprendre ces mythes et ces perceptions erronées. Examinez certains des mythes et des perceptions erronées de la pauvreté
http://www.napo-onap.ca/nf-myth.htm.
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Les politiques fédérales et provinciales : le présent et l'avenir
Les politiques fédérales et provinciales récentes ont été mises en place dans le but d'améliorer la situation des familles canadiennes vivant dans la pauvreté. L'augmentation des crédits d'impôt pour les enfants et les alternatives à l'aide sociale fondées sur le travail sont des exemples éminents de politiques conçues pour améliorer la situation financière actuelle et future de certaines familles canadiennes. Les autres facteurs importants de développement du soutien pour ces familles comprennent:
flècheUne plus grande concentration sur les mesures pour adultes
Les politiques fédérales et provinciales mettent souvent l'accent sur les enfants canadiens vivant dans la pauvreté. Il y a plusieurs raisons à cela, en particulier le fait que le public canadien est plus susceptible d'être sympathique et de vouloir souscrire à des mesures allouant des deniers publics à des "enfants" qui ne sont pas perçus comme responsables de leur situation. Toutefois, la réalité veut que si nous ne fournissions pas aux parents des situations plus confortables, les perspectives à long termes pour leurs enfants demeureront presque inchangées et ces mêmes enfants deviendront bientôt les adultes qui auront besoin d'une pareille occasion d'améliorer leur situation.
flècheDes alternatives plus abordables axées sur le travail à long terme
Suite à l'instauration de mesures alternatives axées sur le travail, des questions ont été soulevées en ce qui a trait à la capacité de faire du « travail » le meilleur intérêt des parents peu scolarisés, de leurs enfants et de l'économie canadienne. Étant donné l'augmentation du niveau de compétences exigé sur le marché du travail d'aujourd'hui, une quantité accrue de ressources pourraient être nécessaires pour fournir des occasions d'emploi à ceux de notre société qui y sont le moins préparés. Par exemple, bien que les programmes de préparation à l'emploi offerts en vertu du programme welfare-to-work en Ontario donnent accès à des compétences de travail de base, la demande décroissante de ces mêmes habiletés sur le marché du travail fait que cette solution n'en est en fait pas une. De la même façon, les coûts associés à la requalification ou à l'accès à l'emploi tels que les garderies ou le transport font de l'entrée sur le marché du travail une solution de moins en moins abordable pour les bénéficiaires de l'aide sociale.
flècheÉviter les politiques fondées sur la valorisation
On a émis des réserves quant aux nouvelles politiques fédérales et provinciales fondées sur la valorisation. Toute politique qui minimise la complexité du problème en suggérant que la pauvreté est due au manque de désir ou de capacité à travailler ne fait que créer d'autres perceptions erronées à propos des causes de la pauvreté des canadiens, ce qui ne favorise pas l'implication des citoyens canadiens dans le processus de résolution du problème de la pauvreté au Canada.