Bonjour,
Voici quelques pistes de réflexion. J'ai beaucoup écrit, et après relecture, tant pis, mon message est très long mais s'il peut aider à avancer, tant mieux.
Je suppose que comme moi, vous vous êtes plongés dans ce fichu contrat de m..., vous avez ressorti tous vos documents. Vous êtes certainement déjà arrivés au même point que moi.
1) J'ai rendez-vous demain à la banque et vais en profiter pour vérifier quelque chose : l'autorisation de prélèvement. J'ai pour habitude de conserver une copie de tout. Mais je n'ai aucun souvenir de cette autorisation. Et vous ? Vous avez signé une autorisation ?
Il est difficile de se défendre car comme me l'a rappelé la Direction Départementale de la Protection des Populations, nous avons signé à titre "professionnel". Les sociétés en profitent, notamment pour les auto-entrepreneurs novices en matière de droit, pour faire signer des contrats. Difficile dans ce cas d'avoir gain de cause seul(e).
Je n'ai pas encore pu voir le dossier avec la protection juridique professionnelle.
Je m'adresse à tous ceux qui veulent se battre (et n'hésitez pas à m'envoyer un mail ( collectif.*****@gmail.com ) pour qu'on se mette tous en relation. Le mail est temporaire, c'est juste pour pouvoir communiquer au départ et rassembler assez de monde !
Revenons aux différents points :
2) Avez-vous une protection juridique professionnelle ? J'attends de leurs nouvelles pour ce qui me concerne.
J'ai dans l'optique (après la protection juridique) de contacter un bon cabinet d'avocat sur paris avec lequel j'ai déjà (malheureusement) eu à traiter. Ils étaient parvenus à trouver une solution pour un collectif de consommateurs dont je faisais partie. Cela avait également permis de limiter les frais d'avocat. Et pour vous donner une idée, c'était face à un gros poisson du secteur financier. Donc s'ils acceptent le dossier, j'ai toute confiance.
3)
Effectivement, P*****, L****, ce sont tous les mêmes. Reste à savoir si une phrase sur un contrat autorise à ouvrir un crédit au nom du client chez un autre prestataire. Surtout que sur ce contrat S**** (ou C***** je pense que c'est le même type) nous donnons l'autorisation de faire une "demande" de financement. Ce n'est pas jouer sur les mots mais chez moi, demande et acceptation, ce n'est pas la même chose. L**** et autres ce sont des crédits-bail. Qui dit crédit dit étude de la situation financière, non ? Je vais juste vous donner une petite idée : j'ai pris le statut auto-entrepreneur pour tester légalement un concept qui n'a pas fonctionné. Je suis repartie sur le marché du travail en tant que salariée. Si je faisais le calcul maintenant, en demandant la résiliation, on me réclamerait la totalité de la somme restant dû + 10% (sans compter des dommages et intérêts). La résiliation du contrat pour un site JAMAIS UTILISE me coûterait plus de 50 fois le chiffre d'affaires effectué. Là, il y a de quoi péter un plomb.
Dans la logique, quand on fait un crédit à titre perso à l'heure actuelle, il faut tout justifier, au niveau de ses revenus et charges. Et là, imaginez, vous êtes ancien demandeur d'emploi, vous vous mettez à votre compte, aucune banque ne vous accorde un prêt, mais pour un site internet, tout à coup, miracle, on pourrait signer pour des milliers d'euros ? Non, pardon, pas signer, donner l'autorisation qui pourrait s'apparenter à une procuration pour obtenir plusieurs milliers d'euros de financement sans justificatif ??
A mes yeux, c'est un peu comme accorder à une tierce personne de prendre notre propre carte bancaire et signer pour donner l'accord d'utiliser le code secret de la carte.
Oh là là ! Voilà que je m'emballe encore ! (euh... si on fait bataille ensemble je confierai la synthèse de mes pensées à quelqu'un hein ! lol !)
4) le site internet :
Il faut à mon avis, faire une double bataille. Les deux sociétés pour chacun de nous doivent être dans le même panier. Ne pas se battre uniquement contre L**** mais également S****. Car bien évidemment, si je ne me trompe pas on vous a présenté un site Internet à quelques centaines d'euros... (pas à des milliers financés sur plusieurs années)
5) ...Combien d'ailleurs, simple curiosité, moi c'était je crois 290€ HT en trois fois par chèque...
6) Finalement vous vous retrouvez avec le financement d'un site de plusieurs milliers d'euros, c'est qu'il y a eu tromperie. Et là, il est possible de se défendre.
7) Autre question : le commercial que vous avez rencontré, car bien sûr vous avez eu la visite d'un commercial tout beau et tout souriant, qui a effectué de la prospection et vous a contacté (je me trompe ?) a-t-il utilisé un document sous forme de tableau pour vous présenter les frais ? Est-ce que quelqu'un voit de quoi je parle ? Car personnellement j'ai conservé le document, qui présente les différentes options et services (il est au format paysage) et sur ce document, la commerciale a indiqué les tarifs. Or, face aux "services", c'est-à-dire hotline, hébergement, mise à jour trimestrielle (oui car il ne faudrait pas trop les fatiguer, les mecs qui font la mise à jour), il y a le montant de la mensualité. C'est pour cette raison que j'ai pris ce montant pour la gestion des services. Il paraît illogique de faire un crédit-bail, ou location financière pour des prestations de service minimes comme une hotline et un hébergement face au montant exorbitant ! Mais c'est pourtant ce qui ressort des documents. Pas de durée d'indiquée, pas de montant total indiqué. Et vous ?
8)
Autre point de réflexion à mettre en commun : votre site, vous l'utilisez ? Personnellement je n'ai pas fourni les textes, ça date de juin 2011. J'ai indiqué que j'étudiais un possible changement d'activité. Et au final, j'ai décidé de cesser l'activité (j'ai repris le travail salarié en parallèle). J'ai fourni une copie de textes au départ, document qui n'a jamais été utilisé par les équipes. Lorsque j'ai fait le point (ce qu'ils appellent le procès verbal de réception) tous les points à modifier ont été indiqués sur un document que je possède encore. Aujourd'hui, 9 mois plus tard, le site est comme à l'origine. Aucune modification n'a été faite...
9) Avant-dernier point : avez-vous une boite pour vos mails ainsi qu'un formulaire de contact pour ceux dont le site a été créé (tout du moins l'ébauche) ? Personnellement, ma boite regorge de spams (des centaines) et le formulaire de contact n'envoie pas les messages à destination (après l'avoir testé).
10) Et pour vous, avant de découvrir le pot aux roses, est-ce que tout s'est bien passé ? Tout fonctionne ? On a répondu à vos demandes ?
Mon exemple encore, et j'attends avec impatience de connaître les vôtres : le nom de domaine. Il était indiqué sur le contrat, face au nom choisi, A CONFIRMER. Or, il était effectivement provisoire. Il s'avère que la société S**** l'a réservé sans me demander mon avis. J'ai dû chanter toutes mes plaquettes de publicité, toutes mes cartes de visite. Etc. et ce n'était pas le nom souhaité au final...
Lorsque j'ai demandé à repousser l'encaissement d'un chèque (je dois leur reconnaitre uniquement cela), ils acceptent sans réserve (on comprend mieux pourquoi maintenant). Mais... pour le dernier chèque, on m'a laissé un message vocal me disant qu'il avait déjà été encaissé, ce qui n'était pas le cas. Sans intervention rapide de ma part, je risquais le rejet. Bien sûr c'est un détail mais ça donne une idée du mode de gestion.
Sans compter le site pour lequel personne n'a traité les demandes de base et tout ce que j'ai raconté plus haut.
Bon et bien voilà, maintenant vous en avez pour la journée à me lire et j'en suis désolée. Si vous arrivez au bas de ce message sans avoir sauté le milieu, il fait des nuit et c'est bientôt le printemps. Mais ceci est le fruit de multiples heures de recherche et lecture intensive.
N'hésitez pas à me répondre, écrire sur l'adresse mail, etc. ou sur le forum.
Bon courage à tous et restons en contact !
Cordialement,
Jessica